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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 22:42

Je sais, j'avais dit que j'investiguerais sur le bio et les tonnes d'infos ou d'idioties qu'on peut lire dessus. Je vais y revenir dans les prochains mois. En attendant ce matin, j'ai cru rêver en écoutant Europe 1, RTL et France Inter, qui sont quand même les 3 grandes radios d'information en France. Pour ceux qui n'ont pas prêté l'oreille : un gros rapport de 500 pages a été rendu par l'Afsset, un organisme de l'état français sur la nocivité ou non des ondes et autres champs éléctromagnétiques.

Et bien aucune de ces 3 radios n'a  dit la même chose, comme quoi on comprend ce qu'on veut comprendre dans ce genre de rapport!! Fogiel disait qu'il n'y avait aucune nocivité et France Inter l'inverse. RTL faisait le grand écart. Voici l'article paru sur les Echos pour faire le clair. Dites moi ce que vous comprenez parce que moi je conclurais bien "Beaucoup de bruit pour rien mon cher Shakespeare!

 
Ondes : "il n'est plus temps de ne rien faire", pour l'Afsset

[ 15/10/09  - 09H05

Malgré l'absence de preuves formelles et définitives sur la nocivité des ondes électromagnétiques, l'Afsset recommande notamment un "usage modéré des technologies sans fil". 

Antenne-relais à Paris - AFP/Jacques Demarthon
Antenne-relais à Paris - AFP/Jacques Demarthon

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail se prononce jeudi dans un nouvel avis pour une réduction des expositions, estimant qu'"il n'est plus temps de ne rien faire", malgré l'absence de preuves formelles sur la nocivité des ondes électromagnétiques. "N'attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions", a déclaré Martin Guespereau, directeur général de l'Afsset, pour qui "il faut se poser les bonnes questions dès aujourd'hui", sans attendre des certitudes.

Téléphones portables, Wifi, Wimax, téléphones sans fil, radios, micro-ondes, antennes-relais, radars... nous baignons en permanence, à la maison, au bureau et même dans les espaces publics dans les radiofréquences. Il s'agit des technologies utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences (nombre d'oscillations en une seconde) est comprise entre 9 kHz et 300GHz.

Face au développement de la téléphonie mobile et à la montée des inquiétudes, le gouvernement a demandé en 2007 à l'Afsset une "mise à jour" d'un précédent avis de 2005, qui concluait à l'absence de risque avéré des téléphones mobiles et des antennes-relais. L'Afsset a élargi son expertise à l'ensemble des radiofréquences. Son nouveau rapport, réalisé par un groupe de travail incluant des experts en sciences humaines et sociales et un observateur représentant les associations, va beaucoup plus loin. Les experts ont examiné un millier d'études publiées depuis 2005, y compris le rapport BioInitiative souvent cité par les associations. Le groupe de travail a conduit aussi une trentaine d'auditions.

Principe de prudence

Les experts ont constaté que si une majorité des études ne constataient pas d'effets des ondes, un petit nombre évoquaient tout de même des effets biologiques possibles tels que l'auto-destruction de cellules ou la modification du débit sanguin cérébral. Martin Guespéreau a fait valoir qu'on avait seulement "dix grosses années de recul" et qu'on ne pouvait donc savoir si les "signaux" qui émergent constituaient un simple "biais statistique" ou une vraie "tendance".

Dans cette incertitude, l'Afsset a estimé qu'il fallait creuser davantage avec de nouvelles études plus précises et approfondies, et en attendant, prendre des mesures. "Dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée", tranche l'avis. "On est loin de l'idée : 'on n'a rien prouvé donc on ne fait rien'", remarquait-on jeudi à l'Afsset, où l'on évoquait le principe de prudence "As Low As Reasonnably Achievable" (aussi bas que raisonnablement possible) défendu dans le domaine environnemental, notamment en matière de radioactivité.

Pour le téléphone portable, à l'origine des niveaux d'exposition les plus élevés, l'Agence suggère notamment l'utilisation de téléphones mobiles à faible débit d'absorption spécifique (DAS), qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable.

Pour les antennes-relais, elle demande une cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes (où se croisent des faisceaux d'ondes) et une réduction des niveaux d'exposition dans ces zones, ainsi que la mutualisation des émetteurs. En revanche, elle met en doute l'opportunité de réduire le niveau d'émission de toutes les antennes, comme le souhaiteraient les associations. Et faute de "pouvoir prouver l'inexistence d'un risque", l'agence suggère aussi, plus globalement, "l'usage modéré des technologies sans fil".

Les Echos (source AFP)

Par Al - Publié dans : Bio kezako
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